Pourquoi entretenir sa ventilation ?








Il y a des gens très fiers de leur ventilation naturelle low tech par simples ouvertures dans les murs obstruées par des grilles. Mais si les conduits sont bouchés aux trois-quarts par de la poussière et des toiles d’araignées accumulées depuis 50 ans, ce sont juste d’énormes ponts thermiques. Une ventilation, qu’elle soit naturelle, mécanique, répartie, simple flux, auto, hygro, par insufflation, double flux, ça s’entretient.
Alors on sort son aspirateur, son plumeau, son furet et ses lingettes microfibres et on nettoie les grilles, les conduits, les bouches d’extraction, les mortaises (entrées d’air) sur les fenêtres, les bouches d’insufflation, les ailettes du ventilateur, les filtres… selon son type de ventilation.
Le but de la ventilation est d’assurer en continu le renouvellement de l’air intérieur et d’évacuer les polluants au sens large : CO2, particules fines, composés organiques volatiles (COV), radon, sans parler de l’humidité… Si les entrées et les sorties d’air sont encrassées, elles ne peuvent pas assurer le renouvellement de l’air et aérer une ou deux fois par jour ne sera pas suffisant pour assurer un air sain (sans parler de l’usure précoce des moteurs des VMC).
Les trois premières photos montrent une bouche d’extraction non nettoyée depuis 5 ans et se passent de commentaire. Les deux suivantes sont les filtres de ma VMC double flux non nettoyés depuis 3 mois : le premier est le filtre extérieur → intérieur, il présente un peu de poussière et quelques insectes, mais ce n’est pas catastrophique. La photo suivante montre le filtre intérieur → extérieur qui protège l’échangeur, un peu poussiéreux, mais correct également. Un entretien régulier reste donc l’idéal pour assurer un air intérieur sain.
En conclusion, comme le disait le bon docteur Émile Galtier-Boissière en 1896, « air confiné, air vicié » !
Illustration du Dr Galtier-Boissière © MOOC QAI de Tipee & Cerema