Le plâtre







Le plâtre est un liant très répandu en région parisienne où de nombreux bâtiments anciens sont hourdis et enduits au plâtre. Le plafond en bacula n’est rien de moins qu’un lattis enduit de plâtre. Au XIXe siècle, plus d’une centaine de platrières (et non pas plâtreries ☝) exploitaient les gisements de gypse autour de Paris. Aujourd’hui, il n’en reste qu’une seule, la platrière Vieujot à Soisy-sous-Montmorency dans le Val-d’Oise.
Le plâtre est issu de la transformation du gypse dont vous pouvez admirer un magnifique spécimen sur la première photo. Il est chauffé à 150°C afin de permettre l’évaporation de l’eau, puis broyé et tamisé. Le plâtre gros peut ainsi contenir des impuretés comme des fragments de gypse ou de charbon.
Ce matériau est apprécié pour sa blancheur, sa perméabilité à la vapeur d’eau, son temps de prise régulable, son absence de retrait et son caractère ininflammable. Mais comme la terre, le plâtre craint l’eau. Pour une mise en œuvre à l’extérieur, un débord de toit et un soubassement sont indispensables.
Associé au métier de staffeur-ornémaniste, le plâtre évoque les moulures des plafonds des appartements haussmanniens, avec une connotation plutôt luxueuse et patrimoniale. Pourtant, il a aussi sa place dans des chantiers de rénovation plus modestes, seul ou associé à la chaux ou à la terre.
Le plâtre est naturellement blanc, mais il peut aussi être coloré à l’aide de pigments, comme l’illustrent les différents échantillons en photos. La finition la plus emblématique du plâtre est le « coupé Berthelet », du nom de l’outil éponyme visible sur la dernière photo, mais il peut aussi être lissé.
📷 Les photos ont été prises lors d’une visite à la plâtrerie Vieujot.