Fondations sur pieux acier vissés







Les fondations, c’est un gros sujet sujet en écoconstruction. Il apparaît souvent difficile de se passer des fondations conventionnelles (semelle filante ou radier en béton armé). Lors de la construction de notre maison en 2018, voulant limiter notre impact sur le sol tout en restant dans le cadre réglementaire, nous avions choisi les pieux en acier vissés de chez Techno Pieux, avec un bilan carbone plus de 4 fois meilleur que des fondations bétons + vide sanitaire.
Les pieux en acier, dont le diamètre peut aller jusqu’à 17 cm chez Techo Pieux, sont plutôt réservés à des structures assez légères comme les maisons individuelles. Ils sont vissés dans le sol jusqu’à atteindre le sol dur par une machine dédiée. Le fût du pieux est rallongé au besoin par raccords soudés jusqu’au niveau du sol d’ancrage recherché, pouvant dépasser 10 m (4 m chez moi). Des supports de fondation en acier sont boulonnés au bas de la structure pour ensuite se raccorder aux pieux. Sans mauvaise surprise, l’installation des pieux se fait en une journée pour une maison individuelle (ce fut le cas chez moi) : contrairement au béton qui nécessite un long temps de séchage, la suite du chantier peut commencer dès le lendemain.
La protection contre la corrosion est réalisée soit par surépaisseur de matière et renforcée avec un revêtement par galvanisation, soit par une protection cathodique. Cette protection du pieu consiste en l’utilisation d’une anode consommable dite « anode sacrificielle » dans un métal plus sensible à la corrosion que l’acier (sacrifiée après 8 ans ici) ou par l’application d’un potentiel électrique externe.
Contrairement aux fondations en béton, les pieux vissés ne nécessitent pas de terrassement et pas d’excavation, donc pas d’évacuation de la terre, et limitent l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols. 8 ans plus tard, nous ne regrettons pas notre choix car notre terrain est très humide et fréquemment inondé : la maison est au sec sur ses pilotis…