La méthode DPE
Petit point sur la méthode DPE qui fait beaucoup débat, à tort et à raison.
Le diagnostic de performance énergétique et l’audit énergétique réglementaire sont basés sur une simulation thermique du bâtiment. Ils sont réalisés à l’aide d’un logiciel dédié qui utilise une méthode de calcul réglementaire appelée DPE 3CL 2021 (pour Calcul de Consommations Conventionnelles des Logements, mise à jour en 2021). Cette simulation n’a pas pour objectif d’estimer les charges du ménage occupant actuellement le logement. En effet, pour une même maison de 100 m², on imagine bien les variations de consommations entre une famille de quatre personnes et une personne vivant seule…
Cette méthode repose sur des « hypothèses conventionnelles » permettant de s’affranchir des adaptations de comportement propres à chaque usager. Elle est basée sur cinq postes de consommation : chauffage, climatisation (s’il existe un dispositif fixe comme une pompe à chaleur réversible), eau chaude sanitaire, auxiliaires (ventilation par exemple) et éclairage. Le logement est également considéré comme inoccupé pendant deux semaines en été et une semaine en décembre.
Les besoins de chauffage sont calculés à partir de données météo types pour chaque zone climatique. Toute la surface habitable est considérée chauffée pendant la période de chauffe (du 15 octobre au 15 avril). Il est donc impossible de ne pas prendre en compte les pièces ou les étages non chauffés. La température de consigne est de 19°C, sauf en semaine durant la journée où elle est abaissée à 16°C.
L’estimation de la consommation de l’eau chaude sanitaire est basée sur la surface habitable du logement et considère un puisage moyen de 56 litres d’eau chaude à 40°C par jour et par occupant (et 79 L/jour/occupant pour un comportement dépensier).
Les équipements de refroidissement fixes sont considérés en fonctionnement lorsque la température intérieure dépasse 28°C.
La méthode DPE n’a donc pas pour vocation d’être une simulation thermique dynamique (STD) du bâtiment, ni un reflet des consommations énergétiques des habitants, c’est un outil de comparaison cherchant à s’affranchir des biais liés aux comportements individuels.